L'homme en noir fuyait à travers la Terre du Crépuscule vers les Terres Perdues .
Ce terrain était une grande étendue de végétation, aux contreforts parsemée de longues fougères rampantes sous chaque arbre doté, d’assez de puissance pour les accueillir. Le Fidjia, un fleuve qui traversait le continent et longeait la frontière des Champs De Vie, notre individu habillé de noir l'avait longé, presque de toute sa longueur, alors qu'il n'était qu'un jeune adolescent.
Se référant à ses souvenirs d'entant, il avait opté pour le longer et bifurquer plus tard. Il devait avant tout réussir à fuir, et être prêt à tout pour réussir. Il venait d’échouer lamentablement sur le contrat qu'on lui avait confié. En regardant les choses d’un côté positif, l’homme en Noir savait maintenant se qu’on ressentait lorsqu’on faillit.
Il avait reçu comme mission de faire « disparaître » définitivement le conseiller du roi de la Terre du Crépuscule, mais pour une raison qu'il ignorait, il avait retenu son geste au dernier moment, quoique pas assez vite, le conseiller reçu une légère entaille au niveau du torse. Une blessure superficielle mais saignant abondamment. Il avait aussi échoué dans sa fuite, les Gardes Royaux l'avaient remarqué au pied de la muraille et lancé la chasse après lui : Aujourd’hui il savait juste une chose, le roi avait pris le tête du détachement qui le pourchassait à travers des collines sauvages.
Le soleil finit par se laisser glisser derrière les Monts Avents et abandonna le ciel à la lune qui émettait une douce lueur à travers cet univers qui avait vu tant d’Ères se succéder au fil des siècles. Tant de légende devenir mythe et tomber dans l’oubli.
Alors l'homme en Noir consentît à s'arrêter pour la nuit, afin que ses membres fatigués et endoloris par la marche forcée puissent se reposer. Son corps et son esprit étaient stimuler par la fuite, mais même cela rendait l’homme à l’état qu’il était : un simple humain. Il trouva aux alentours des baies comestibles et des Avenyss, sorte de pommes couleur rouge sang qui ne poussaient qu’aux pieds des Monts Avents. Il les mangea, ne voulant pas puiser sur ses vivres pour l'instant, préférant les garder pour des moments plus critiques. Il chassa avec réprobation de sa tête l'idée de faire un feu. Il n’aurait pas froid cet nuit, sa cape de toujours lui tiendrai une nouvelle fois compagnie. Peu avant dans la matinée la pensée d’abandonner l’harnachement complet se son cheval lui était venue, mais finalement il y avait renoncer.
Il prit la cape, la posa sur un rocher non loin et entreprit de déseller sont étalon. Une fois la chose faite, il enleva sa chemise, découvrant un torse musclé, et de larges épaules. On pouvait bien voir que chaque muscle avait été travaillé dans un but spécifique. Quand à son dos, il avait la marque de trois sillions, aujourd'hui seul les cicatrices demeuraient. Ses blessures étaient cicatrisées physiquement, mais jamais ne guériraient mentalement, trop de souvenirs y étaient attachés.
L'homme en Noir prit la cape couleur ailes-de-corbeau et l'entoura autour de lui. Se cheveux coupés court, eux aussi noirs, le faisait presque passé invisible sous les rayons de lune. Malgré cela, ses yeux verts, striés de petites lignes noires, arrivaient à distinguer tout le paysage autour de lui.
Il avait remarqué cette particularité neuf ans auparavant, toute fois il n'en avait jamais touché mot à personne…
Avant de se laisser sombrer dans le sommeil il prononça tout bas ces quelques phrases : «Alma ibn ammar os lys tempys …»
C'était étrange, comme on abandonnait mots et geste d’une enfance passée il y a de nombreuses années, et comme d'autre s'accrochaient fermement et accompagnaient toute une vie au fil des années…
Il s'allongea contre un rocher et la brise chantante au clair de lune vint lui remuer ses cheveux ...

